Marcel Nino Pajot est né le 24 février 1945 à Vergt, en Périgord, plus précisément à La Forêt, près du village des Cluzeaux.

Il fréquente les écoles primaires de Vergt puis de Breuilh avant d’entrer, à 12 ans, dans les écoles d’Enfants de troupe à l’EMPT de Tulle puis au Mans. Admis en 1965 à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers à Angers, il renonce à intégrer l’école pour ne pas être séparé plus longtemps de son amour de jeunesse ; Manou sera pour toujours son égérie et sa silhouette, « i » rouge et noir du verbe aimer, ponctue régulièrement les œuvres du peintre.

Dès la petite enfance – son premier souvenir est un souvenir de dessin – il cultive le don que lui a transmis sa mère, Reine Pajot-Védry, elle aussi née à Vergt, auteur de remarquables modelages et terres cuites.

Autodidacte, Pajot forge ses qualités picturales au contact des artistes, professionnels ou amateurs, qu’il côtoie au sein de l’Atelier de la Société des Beaux-Arts du Périgord créé en 1978 par les peintres Jean-Daniel Ribeyrol et Paul-André Enard. En 1981, estimant enfin que ses travaux peuvent être présentés au public, il participe à sa première exposition collective dans un petit village périgordin.

Dès lors, durant 20 ans, il conduit parallèlement une carrière de géomètre et son activité de peintre. Ses œuvres sont accrochées aux cimaises de diverses expositions en France et à l’étranger : « Art Expo » à New York, « Europ’Art » à Genève et Bruxelles, et reçoivent de nombreux Grands Prix (Salon de la Société des Beaux-Arts du Périgord en 1985 et en 1997, Salon des Artistes Indépendants d’Aquitaine en 1989, Salon National des Arts Plastiques à Paris-Bercy en 1994, etc.).

Pajot a débuté, comme beaucoup, par le paysage peint à l’aquarelle mais il s’est vite rendu compte de l’intérêt que pouvaient susciter les dessins des tronches et des trognes qu’il observait autour de lui. C’est ainsi que le microcosme journalistico-politique périgourdin ou le festival Mimos deviendront source d’inspiration. Puis ce seront le Carnaval et les masques, les musiciens, Don Quichotte, les processions…

Depuis 2000, le peintre se consacre avec plus d'assiduité à sa production artistique. Ses toiles sont présentées exclusivement par la galerie Mickaël Marciano, 26, place des Vosges à Paris, et les occasions de voir des Pajot sont, par conséquent, devenues plus rares.

Les sujets de mes tableaux, a écrit l’artiste, sont rarement prémédités, ils émergent au hasard de mes pinceaux, au gré des plaisirs ou des désespoirs… Ce qui compte, c’est d’abord le dessin, bien sûr, et la peinture en tant que matériau, le travail des couleurs, les touches, les traits, les griffures, les mélanges hasardeux… Le plaisir, c’est aussi la variété des supports, la toile, et surtout le papier dont la matière plus sensuelle impose ses aléas.

Chez Pajot, le motif n'est que le prétexte à d'infinies recherches de nuances, à des interprétations mille fois répétées pour atteindre un noir plus profond, un or plus discret, une brillance plus délicate... C‘est du moins ce que prétend l’artiste. En vérité, il est constamment en quête de Don Quichotte, il guète le passage furtif des masques et s’émeut de la condition humaine.

Ainsi s’explique son attachement à l’œuvre de Daumier, Lautrec, Schiele, Lucian Freud, Jansem…



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Marqué par ses origines vernoises Marcel Nino Pajot a illustré de nombreux contes de Jean-Louis Galet et Pierre Barrier, des ouvrages inspirés par la culture et les traditions périgourdines, parmi lesquels La Cuisine préhistorique d’Alain Bernard et Marylène Patou-Mathis, Le Journal d’un cochon de l’An III de Pierre Thibaud ou Dernières nouvelles, aux Editions Fanlac, L’Instinct de gourmandise de Michel Testut, Encres violettes et L'Enfant qui parle à la Rivière de Pierre Gonthier aux Editions de La Lauze.
En 1999, pour souligner cette activité, la Bibliothèque Municipale de Périgueux a organisé une exposition et édité une plaquette intitulée Illustrations Pajot  agrémentée d'une courte préface de Xavier Darcos, alors Maire de la ville (pas encore élu à l'Académie Française), enrichie de textes de J-L. Glénisson, A. Bernard, A. Bressy, H. Brunaux, J. Boussuges, L. et E. Carrier, J-L. Galet, D. Lavigne, H-P. Millescamps, A-M. Siméon, P. Thibaud.







Les terres de Reine Pajot-Védry
Galerie Mickaël Marciano
Pajot, enfant de troupe à 12 ans






Nino est marié - depuis toujours ! - à Manou.
Père de Frédérique et Alexandre, il est l'heureux grand-père de Valentin, Nina, Zoé et Léonard.